Résumé en français

1476 est une pièce mêlant fiction et histoire. Plusieurs destins se croisent et invitent les spectateurs à vivre un moment riche en émotion. La pièce est jouée sur les lieux, théâtre de la bataille de Morat le 22 juin 1476.
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Prologue

L'ermite Nicolas de Flue prend la parole face au public. Les Confédérés sont en guerre contre le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Nicolas de Flue rapporte les faits qui se sont déroulés à Grandson au mois de février. Les assiégés voulaient se rendre et remettre le château au duc. Charles le Téméraire leur avait promis la vie sauve. Finalement, 412 hommes qui avaient cru en la parole du duc, chevalier de l'ordre de la Toison d'or, furent noyés dans le lac ou pendus...

Bref résumé

Un jeune homme arrive au galop devant le château de Spiez. Il apporte des nouvelles venant de Berne et demande audience auprès d'Adrien de Bubenberg, seigneur des lieux. Le jeune homme est un paysan de la région de Spiez nommé Matthis. Le garde est étonné de ne pas voir de messager officiel du Conseil de la ville de Berne. Matthis raconte que le messager est tombé à cheval non loin d'où il travaillait et qu'il est blessé.

Le jeune Matthis s'empresse de raconter la mésaventure du messager à Adrien de Bubenberg. C'est alors que le fils de celui-ci fait son apparition. Le garde fait sortir le jeune paysan. Adrien se retrouve seul avec son fils et lui rapporte le contenu de la lettre du Conseil de Berne. Selon le document, Charles est en train de reconstituer une armée à Lausanne. Le Conseil craint une attaque des Bourguignons contre Berne et demande au seigneur de Spiez qu'il se rende à Morat afin de renforcer la ville avec 2000 hommes. Le fils d'Adrien propose à son père de l'accompagner. Il est impatient de pouvoir prouver sa valeur au combat. Mais le père refuse et lui demande de rester à Spiez afin de veiller à la défense de la population.

Pendant ce temps, à la cour de Savoie, la duchesse Yolande et Jacques, comte de Romont, discutent de la situation délicate du moment. Le comte annonce l'arrivée imminente du duc de Bourgogne à la cour et déclare vouloir reprendre de la main des Bernois, Yverdon et Morat, deux villes jusqu'il y a peu encore savoyardes. C'est alors qu'entrent en scène Charles le Téméraire et son demi-frère, Antoine. Une fois les salutations de rigueur faites, Charles le Téméraire évoque les visées expansionnistes des Bernois déjà traduites par la prise de plusieurs villes parmi lesquelles Yverdon, Grandson et Morat.

Quelque temps après, Matthis se retrouve une nouvelle fois devant le château de Spiez. Apparaît alors le jeune Adrien. Les deux hommes sont amis. Matthis demande des nouvelles sur le contenu du document envoyé par le Conseil de Berne. Adrien raconte que son père a reçu l'ordre de se rendre à Morat pour défendre la ville. Le jeune paysan voit là une occasion pour les deux hommes de se glisser dans la troupe et de devenir des héros. Alors qu'ils discutent, une jeune femme dont le visage est caché par un capuchon fait son apparition. C'est la sœur de Matthis, Anna, qui est poursuivie par une marchande. Celle-ci accuse la jeune fille de lui avoir dérobé du pain. Matthis suggère alors au jeune Adrien de porter lui aussi un capuchon. Il pourra ainsi intégrer la troupe qui doit se rendre à Morat, sans se faire reconnaître.

À la cour de Savoie, alors que Charles et Yolande partagent une danse, on apprend qu'Adrien de Bubenberg est sur le point de se rendre à Morat. Sans hésiter, le duc donne l'ordre de préparer l'armée au départ.

Quelques jours plus tard, les évènements se précipitent. Deux gardes bernois qui patrouillent au pont de Gümmenen, frontière entre territoire savoyard et bernois, se font surprendre par Jacques de Romont qui est accompagné d'un soldat bourguignon. Les deux bernois sont neutralisés.

La nouvelle de ce qui s'est passé à Gümmenen arrive au camp du Bois Domingue où le duc Charles le Téméraire a posé sa tente depuis plusieurs jours déjà. Le duc donne alors l'ordre d'attaquer une nouvelle fois la ville. Il ne veut aucun survivant mis à part Adrien de Bubenberg.

Entre-temps, Hans de Hallwyl, commandant des troupes bernoises, le comte de Gruyère, René de Lorraine et d'autres représentants des Confédérés se sont regroupés à Ulmiz. Ils attendent l'arrivée d'un contingent en provenance de Zurich. Hans Waldmann, commandant des troupes zurichoises est également présents. Le jeune Adrien, toujours incognito, et son meilleur ami Matthis, rapportent qu'une partie des murs de Morat a cédé, mais que les Bourguignons n'ont pas réussi à s'introduire dans la ville. Les deux jeunes hommes sont alors envoyés à Morat afin d'annoncer l'arrivée du contingent zurichois. Mais, en chemin, ils sont capturés par des soldats bourguignons.

On rapporte la mauvaise nouvelle à Adrien de Bubenberg. Celui-ci pensait que son fils était resté à Spiez.

Le jeune Adrien, qui a été reconnu par les Bourguignons, est envoyé devant Charles le Téméraire. Le duc explique au jeune homme qu'il a connu son père alors que tous deux étaient encore enfants. Charles le Téméraire décide d'écrire à Adrien de Bubenberg afin de lui proposer un échange. Le jeune homme sera épargné si la ville de Morat lui est remise.

Le jeune Adrien et son ami Matthis sont finalement condamnés à mort. La pluie cesse. Les Confédérés lancent l'attaque...